24.01.2008

L'histoire est un éternel recommencement...

Un extrait d'un article de circonstance, croisé un peu par hasard aux archives, il y a quelques semaines, et mis de côté pour un jour comme aujourd'hui...

Juste pour mettre un peu de perspective dans les thématiques actuellement sur-exploitées dans nos médias.

Article extrait du journal "Aux Ecoutes"
N°769, paru le 11 février 1933 

1933. Une autre époque.

Et pourtant, des termes paraissent très familiers.

20.01.2008

SNCF : A nous de vous faire préférer votre voiture

Pendant que l'on n'en finit plus de découvrir les mesures à degré variable du fameux "Grenelle de l'Environnement", à l'heure d'un raz-de-marée nommé "Velib", il convient quand même de souligner l'existence d'une entreprise qui résiste encore et toujours à ce dynamisme, en participant activement au sabordement de ce mouvement général d'abandon de la voiture.

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La critique est facile. Certes. Les horaires ont une fonction purement indicative. Il faut se faire une raison. Tout usager régulier des transports en commun a appris à relativiser, s'imposant une prise de distance avec la situation qui tranche généralement avec les voyageurs occasionnels, qui découvrent à leurs frais les coulisses de cette grande machine. Les retards qui s'étirent, les correspondances qui tombent à l'eau, sont une donnée du quotidien.

Seulement, s'il est classique de nous reprocher de "ne relever que les trains qui arrivent en retard", depuis quelques temps, j'ai surtout tendance à ne retenir que... les trains qui arrivent à l'heure. Ou plutôt LE train du mois qui ne m'obligera pas à changer mes plans à la dernière seconde.

La donnée n'est pas nouvelle. Pourquoi un billet aujourd'hui ? Parce que depuis six mois, le service s'est encore considérablement dégradé. Un constat que tire même les personnes travaillant à la SNCF que je connais. Et vendredi soir, la SNCF nous offrit un de ces grands moments dont elle a le secret. Encore plus ambitieux qu'à l'accoutumée. Même pour un vendredi soir. 

Dès la descente du tramway, j'avais été prise de sérieux doutes, ma volonté de prendre le train dans l'heure soudain très ébranlée. En jetant un coup d'oeil réflexe au petit panneau d'affichage extérieur, tout usager devinait l'annonce du début de longs ennuis. Il était 18 heures. Mais le premier train annoncé en haut du cadre indiquait un départ "initialement" prévu aux alentours de... 16 heures. Et, alors qu'habituellement, nous avons droit à une certaine diversité dans les différents chiffres aléatoirement répartis sur le tableau : Retard 5 minutes par-ci, Retard 20 minutes par-là... Vendredi soir, c'était une imperturbable uniformisation générale qui avait envahi l'ensemble du tableau. Cela existe en période de grève, avec le terme "Supprimer". Mais cette fois, c'était un bandeau lourd d'incertitudes qui défilait en face de chaque train : "Retard indéterminé".

La soirée commençait mal. Depuis deux heures, travailleurs pressés de partir en week-end, étudiants chargés de leur sac de voyage et autres voyageurs en transit s'entassaient dans le hall de la gare, où la vitesse moyenne de déplacement devait approcher le mètre à la minute. Certes, il y a toujours une bonne raison, la plupart du temps indépendante de l'action de la SNCF. Vendredi, un train n'avait rien trouvé de mieux que de tomber en rade dans une petite gare, endroit où il est impossible de faire passer les trains par une autre voie. Trafic entrant et sortant bloqué.
Un vendredi un peu plus apocalyptique que les autres à la SNCF...

Seulement c'est un peu la goutte d'eau qui fait déborder un vase qui semblait pourtant très extensible.

 

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J'ai la chance d'habiter dans une région "pilote", dans la mise en place de ce qui constituerait la concrétisation du progrés par excellence : le cadencement du trafic TER. Le Conseil Régional ayant décidé de promouvoir, d'accord avec la SNCF, les transports sur rails, il afficha l'intention d'organiser (avec ce terme si ambitieux, on aurait dû se méfier) une meilleure desserte de la région. Dans les faits, cela a surtout abouti à une suppression conséquente de certaines distributions et une multiplication du nombre de correspondances nécessaires (dans la lignée de "comment prendre les gens pour plus idiots qu'ils ne sont"). Mais le pire était à venir, car, depuis le 9 décembre, les problèmes ont atteint un degré jamais atteint en six années de fréquentation SNCF.

Avait été préparé, en guise de cadeau de Noël avant l'heure : la refonte de l'ensemble de la grille horaire pour préparer la première étape du cadencement. Laissez-moi vous conseiller une seule chose : priez pour que cela n'arrive jamais dans votre région.

Si je ne sais pas comment fonctionnent les services internes de la SNCF, manifestement, il y a ceux qui arrangent les trains, et ceux qui arrangent les papiers. Les personnes qui conçoivent les horaires appartiennent, selon de fortes probabilités, à la deuxième catégorie et n'ont sans doute jamais mis un pied dans une vraie gare, ne connaissant de la réalité des chemins de fer que le poster publicitaire dont la direction impose l'accroche sur un des murs du bureau. Confiez-leur une refonte du planning des trains et du casse-tête des croisements. Le résultat fut dévoilé le 9 décembre. Un joyeux chaos. Le voyageur téméraire découvrit une véritable avalanche de trains supprimés pour "impossibilité de mise en quai" (kesako ?), voire des trains carrément portés disparus, annoncés sur des horaires devenus fictifs. Des retards qui s'accumulent, des trains qui attendent une demi-heure en gare sans explication. Des heures de retard pour cause de "problème dans l'acheminement du personnel". Le tout achevant de réduire à néant toute tentative de correspondance (alors même que ces dernières sont devenues obligatoires sur mon trajet). 

Pour que vous preniez la mesure du chaos qui avait soudain envahi les lignes, sachez que même la SNCF se rendit compte que le service tournait encore moins rond qu'à l'accoutumée. Deux petites semaines ne s'étaient pas écoulées depuis l'entrée en vigueur des nouveaux horaires qu'arrivaient... les "nouveaux nouveaux horaires". Encore plus neuf que les nouveaux. Sans aucun doute tout droit sortis des ordinateurs affinés par des calculs sans doute fort compliqués, à défaut d'être exacts. Des "nouveaux nouveaux horaires" trop nouveaux pour être disponibles dans les gares où sont encore distribués dans les présentoirs les... anciens nouveaux horaires. C'est dommage. Surtout pour l'usager, prévenu de l'existence de ces nouveaux nouveaux horaires, pour certains, en découvrant l'existence d'un train ou en ratant leur correspondance, pour les surfeurs modernes, par une petite indication sur le site de la SCNF : "téléchargez vos nouveaux nouveaux horaires au format PDF !", avec le sous-titre accrocheur "non encore disponible en gare !" Exclusivité, la classe !

Modérons un peu ce tableau noir, malgré tout. Car cet engrenage infernal peut également avoir des effets positifs. Si. Ainsi, ce mois-ci, j'ai réussi à arriver à destination avec 10 minutes... d'avance. Oui, oui. D'avance. Je sens qu'il va falloir garder cet exemple sous le coude un bon moment. Mais, par quel miracle ou jeu paradoxal de la défaite de la ponctualité parvient-on à ce résultat ? C'est bien simple. Vous êtes dans le cas d'une correspondance. Vous aviez quinze minutes de battement entre vos deux trains, quand, au bout de cinq minutes, arrive un train à destination de votre lieu d'arrivée. Vous montez simplement... dans le train précédent, qui est juste très en retard, mais en avance par rapport à votre planning. Et, rien que pour ça, les retards prennent soudain une toute autre dimension. Parce que vous montez dans un wagon de voyageurs excédés, pour peu qu'ils soient un peu néophytes, ils sont au bord de la crise d'hystérie en raison d'une correspondance TGV qu'ils vont fatalement rater. La petite voix susurre dans les hauts parleurs "nous vous prions de nous excuser pour le retard occasionné". Et dans ce marasme de mauvaises humeurs, vous, vous rayonnez (en appelant chez vous en catastrophe pour annoncer que, non, ce n'est pas un retard, mais une avance qu'il faut prendre en compte pour venir vous chercher dans une demi-heure). Mais le contraste dans le wagon est alors tellement saisissant qu'il vous redonne le moral pour la journée.

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Reste que, désormais, avant d'aller à la gare, l'usager de ma région ne se demande plus s'il y aura un peu de retard, s'il a bien son billet en poche, s'il a tous ses bagages... Non, la question qui le taraude est devenue plus angoissée, plus agacée. Ce n'est plus un simple "quand ?", mais c'est devenu : "Est-ce que je vais parvenir à destination ?"
Au milieu des trains supprimés, des rames échoués, des impossibilités de mise à quai et des personnels non acheminés... (Et je n'ai même pas abordé les problèmes engendrés par les grèves locales qui ont succédé à la longue grève nationale)

La SNCF, à nous de vous faire préférer votre voiture...

(Et croyez-moi, dès que je pourrais investir dans une petite voiture d'occasion... Que ceux qui aiment tant faire la morale testent donc la réalité de l'état du réseau SNCF)

12.01.2008

Protestations météorologiques d'un samedi matin ordinaire

La joyeuse (*ironie*) surprise de 8 heures ce matin...

Tout d'abord, je vous replace le contexte de ce samedi ordinaire :
La motivation pour se rendre aux archives dans la courte fenêtre d'ouverture de 8h45 à 11h45 un samedi matin est déjà quelque chose de très fragile, qu'il convient de préserver, de soigner tout le long de la semaine précédente. Affronter un trajet de plus d'une demi-heure, dont un bon quart d'heure à pied, juste pour arriver à bosser, disons, 2h30 de façon effective, n'est pas toujours des plus évidents.

Mais, ce matin, je venais d'arnacher tous les bagages électroniques nécessaires, m'apprêtant à partir, et j'ai soudain eu l'idée d'entrouvir mon rideau, histoire d'évaluer l'étendue du déluge pluvieux que je pressentais devoir affronter. La journée descendit soudain d'un nouveau cran en terme de noirceur climatique, car je découvris cette vue du haut de mon appartement :

 

Cerveau semi-embrumé, en cours de cafféinisation, marquant un temps d'arrêt :
Kezako ?

 

Je proteste !
Je veux bien essayer de faire preuve d'esprit festif et écarter masquer mon chagrin lorsque ce manteau blanc recouvre ma ville au cours du mois de décembre. Esprit de Noël, es-tu là ?
Mais nous sommes en pleine période où toute cette effervescence est retombée, soignant notre déprime en achevant notre compte en banque. Onze nouveaux mois s'ouvrent à nous sans la perspective de ces hypothétiques joies glacées. Et aucune envie d'embrasser un esprit hivernal pernicieux qui s'insinue partout.


Qui plus est. En plus de ne pas être invitée, le moins du monde, ce serait quand même de prévenir avant d'arriver !
Le gentil présentateur météo n'a même pas mentionné cette possibilité quand je l'écoutais d'une vague oreille dix minutes auparavant.
Le choc psychologique aurait été anticipé et travaillé. 

Et puis, vraiment, il fallait absolument que ce soit un samedi matin ?
Ne pas réserver ce genre de surprise à une pauvre étudiante qui va devoir crapahuter sous un mélange pluie/neige continuant de s'abattre, imperturbable, sur la ville, tout en jouant les équilibristes maladroites sur des trottoirs verglacés où -évidemment- personne n'est passé avant à cette heure-ci, un samedi matin sur le campus. Le tout en tentant -prioritairement- de sauver des eaux son ordinateur portable, son appareil photo numérique et tout un tas de babioles au degré d'utilités divers et autres câbles électroniques nécessaires, qui constituent l'équipement minimum d'une excursion aux archives.

01.01.2008

Chronique d'Asociale - Bonne Année 2008

Un ami au téléphone, plus tôt dans la soirée, eut l'idée saugrenue de me demander mes plans pour la soirée. Il projetait, de son côté, une "modeste petite fête" (utilisation à mon sens très douteuse de cet adjectif, sa conception d'ordre de grandeur étant très sujette à caution : du genre à inviter 50 personnes et estimer être en petit comité).

"Que fais-tu le 31 ?"
Question que j'ai appris à redouter. Mes amis ont pourtant appris à ne plus me la poser avec le temps ; mais de façon immuable, lors du repas familial de Noël une semaine auparavant, il se trouve toujours un cousin ou une tante pour s'enquérir de mes "projet". Invariablement, cette interrogation provoque chez moi un petit pincement de coeur. Un certain malaise, persistance d'un temps où je me transformais en pivoine en rêvant de disparaître en fumée dans les airs. Une impression tenace d'anormalité. Une incompréhension. Un code social non décrypté, reçu de façon biaisée. L'information s'est sans doute perdue quelque part, égarée dans les méandres du processus d'éducation.

S'extasier sur le passage pour le passage du 31 au 1er.
Les effets provoqués par un simple changement de calendrier restent un des grands mystères, insolubles, des convenances qui régissent notre société.

Faire la fête parce que l'on cède à la pression sociale. Un prétexte artificiel pour festoyer. Quelle raison paradoxale, vaguement absurde, pour tenter d'oublier ses soucis, que de se forcer à noyer son blues dans un verre au contenu d'une couleur douteuse, au rythme d'un son barbare qualifié de façon impropre de "musique" qui achève votre migraine. Et pour couronner le tout, saccager un peu plus un cycle de sommeil déjà chaotique et mettre la semaine à récupérer des excès inutiles du Jour de l'An.

Voilà instinctivement ce à quoi renvoie pour moi le réveillon.

Je suis peut-être anormale, probablement asociale, incontestablement peu consensuelle.
Mais j'ai passé l'âge où, adolescente rivée aux repères fixés par mon entourage, je m'en préoccupais encore.

Si bien que, le "parfait réveillon", quel est-il selon moi ?

J'aime les choses simples et organiser mon "contre-réveillon".
C'est savourer, sous la couette, une immersion dans la Terre du Milieu en visionnant un ou deux films du Seigneur des Anneaux. Les DVD avec les versions longues, bien sûr. Profiter des scènes clés coupées pour rester synthétique au cinéma. Petits détails pour les néophytes, mais que tout fan de Tolkien considère comme fondamentaux, s'extasiant en découvrant ces passages prendre vie à l'écran, par la magie d'un film rallongé.

 

Mais si je n'aime pas fêter le Nouvel An, en revanche, j'aime souhaiter les meilleurs voeux pour l'avenir.
Je vous souhaite tous mes voeux de bonheur pour cette nouvelle année.

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30.12.2007

I don't do mornings !... Vraiment ?

Ce pourrait être une déclaration quasi-universelle : I don't do mornings
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Hier matin, j'étais à 6h15 à la gare. Par principe, à cette heure-là, de mauvaise humeur. 
Habitant assez loin du centre-ville, en guise d'échauffement, je dois m'offrir une demi-heure de tramway. A 5h30 du matin, un samedi en pleines périodes de vacances et de fêtes, laissez-moi vous dire que le trafic de tram n'est pas ce que l'on qualifierait de "dense". 
3e02b6a7d99937062d6fea5b307a6add.jpgEn traversant le campus déserté propre à m'offrir des flashback de circonstance des saisons universitaires de Buffy contre les vampires, j'ai quand même croisé un joggeur kamikaze et trois fêtardes ayant abandonné l'idée d'avancer plus loin, parties dans un trip alcoolisé. En tournant au coin d'un immeuble, mon regard ne pût que suivre mon tram s'en aller lentement dans la direction opposée... sans moi. J'étais partie pour vingt minutes d'attente. L'occasion d'admirer les éclairs que lancent les câbles électriques du tram quand ils sont couverts de givre (sorte de remake incertain tendant vers "Tintin et les 7 boules de cristal" que j'observais à une distance méfiante). M'enfin, je n'avais pas d'inquiétude à avoir pour mon train : la SNCF nous gratifiait d'une vingtaine de minutes de retard pour cause de "mise en place du train".
En patientant, je tombais plus ou moins de sommeil sur le banc, sirotant un Xème café par micro-gorgées (histoire d'encourager l'escroquerie institutionnalisée que constitue le prix du centilitre de caféine dans ces lieux de transit), en écoutant mes voisins d'infortune parler avec impatience de la perspective des vacances qui s'ouvraient à eux. Épuisants allers-retours.

Je suis arrivée chez mes parents trois heures plus tard. La moitié de la maisonnée ouvrait tout juste les yeux, se levant et déjeunant paresseusement dans la cuisine. Le regard amusé, pour saluer mon arrivée matinale "surprise", qu'ils m'ont lancée fut l'occasion d'une brusque remise en cause.
Car :
1- Je suis supposée être "en vacances". Ou du moins, la fac est fermée. Je n'ai pas de cours, pas de surveillance, pas de stage. Bref, impossible de faire comprendre à quiconque que c'était justement le moment idéal pour avancer ma thèse (tout en maugréant sur les copies d'examen héritées en début de semaine).
2- Je m'étais enfuie j'étais partie mercredi matin aux aurores en pleine nuit noire également, si bien qu'après un rapide calcul, je me suis rendue compte que le nombre de jours où je me suis levée à 5 heures, ce mois-ci atteignait un score correspondant plus ou moins au total des cinq dernières années.

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Finalement, quelque part, moi qui déteste les matins froids, la nuit et caresse l'espoir récurrent de rester à paresser sous ma couette pendant des heures, je suis devenue une personne que je ne reconnais plus.
- Quelqu'un qui considère que le lever à 7 heures est synonyme de grasse matinée.
- Quelqu'un qui, pourtant, ne se couche toujours pas plus tôt.

Je me laisse entraînée par le rythme de travail. 
Aux devoirs et révisions ont succédé une multitude de tâches que l'on ne peut pas "finir". Que l'on peut peaufiner à l'infini... Qu'il est nécessaire de peaufiner... Mais il faut savoir aussi dire "stop".

La fatigue s'insinue malgré tout. Le stress s'en mêle aussi, la caféine s'ajoutant à ce coktail malsain.

Les nerfs sont à vif. Le moral en berne.
L'humeur festive de circonstance est forcée. Le sourire, imposé sur le visage, factice. Mes phrases diplomates.
Donner le change. Ne pas inquiéter. Se fondre dans la masse des joyeux adeptes de cette période. Qui a dit que j'étais une si mauvaise actrice ?

En une semaine, sont condensés Noël, mon anniversaire et le jour de l'An, pourtant les deux seules choses que j'ai en tête sont l'article 17 d'une loi plus que centenaire et la liste des Empereurs du Principat.

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Esquisses de quelques résolutions pour la nouvelle année :
- Apprendre à hiérarchiser l'ordre des priorités.
- Se souvenir que la caféine ne constitue pas une nourriture de substitution.
- Se rappeler que dormir n'est pas une option facultative du cahier des charges.

 

Petite nouveauté : l'inauguration d'un "mood-omètre" Calvin & Hobbes.

Current mood :
 

24.12.2007

Joyeux Noël

Voici la chanson qui symbolise "l'esprit de Noël" à mes yeux.
C'est sans doute en partie de la nostalgie. A chaque écoute, tant de souvenirs reviennent que je ne saurais imaginer un réveillon sans mettre le CD de Tino Rossi, et me laisser emporter les yeux fermés... 


 

Je vous souhaite à tous un joyeux réveillon de Noël !


(Parce qu'au-delà du Père Noël,
pour moi, c'est aussi une fête religieuse) 

15.12.2007

De la conciliation des décorations de Noël et du roi de la savane miniature qui sévit dans la maison...

La mi-décembre est déjà là. Vous avez ressorti vos chansons de circonstances, CD de Noël et autres airs de fêtes. Vous êtes allé rechercher les cartons poussiéreux contenant les décorations de l'an dernier. Envahi par l'esprit qui flotte, vous consacrez une bonne demie journée à agencer tous les gadgets et autres babioles clignotantes qui vont rythmer l'ambiance de votre maison pour la prochaine quinzaine.

Une fois la tâche accomplie, vous contemplez, avec un regard satisfait, le résultat, s'attardant sur le sapin -particulièrement réussi cette année!-... quand arrive soudain, à petit pas prudent, curieux mais à la témérité toute relative, le nez en l'air, les oreilles applaties...

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Malheureusement, cette arrivée sonne le glas de votre bel agencement guirlandesque et le début de la fin de vos savantes constructions festives.

Il se faufile d'abord discrètement, choisissant de se faire oublier.
La truffe en l'air, il reste quelques minutes dans l'expectative, plongé dans une profonde réflexion.

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*Qu'est-ce qu'ils m'ont encore inventé ?
Qu'est-ce que cette construction qui trône dans mon salon ?*
 

Malheureusement, cette temporisation ne dure qu'un temps limité. Rapidement, il s'enhardit.

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  *Tiens donc, ça clignote. Et ça se balance quand on le touche.
Allons observer ça d'un peu plus près.*

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*Mais c'est que ça m'a l'air sympathique cette activité.
"Décoration" qu'ils disaient ?
Il n'y a pas de raison qu'ils soient les seuls à s'amuser !*
 
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Et voilà votre apprenti chimpanzé parti en exploration...
 
 

[Note réalisée avec l'aimable la participation imposée de mon matou, Orion]

19.11.2007

[Humeur] Sur un air vain de 'déjà vu'...

Les jours, puis les semaines défilent... Les conflits s'enlisent. Les nerfs se tendent. Ce mois de novembre sombre peu à peu dans un marasme généralisé. Les rebondissements se répètent. Les mêmes rituels, encore et encore. Toujours. Les mêmes oppositions, les mêmes arguments assénés de part et d'autre, comme une pièce parfaitement huilée dont chaque réplique serait déjà écrite.

Et vous, au milieu, étrange individu non identifié égaré dans ce tourbillon. Il ne vous reste qu'une seule interrogation : où peuvent-ils encore trouver la force, la motivation, de mener ce ballet incessant, entêtant, qui navigue sans direction ? Partout où vous vous rendez, crises de nerfs et prises de bec rivalisent d'intensité. L'isolement n'est pas une option. Du campus à la gare... De la gare au campus... Mais vous n'y prenez plus part. Vous avez depuis longtemps constaté la vanité de ces brusques expressions qui ne font qu'ajouter à la dramatisation ambiante. 

Vous subissez, mais n'avez plus la force de participer. Après la diplomatie des premiers jours, après l'agacement des derniers jours, peu à peu les enjeux se sont détaché... Il ne reste que l'arrière goût amer d'une lassitude à peine contenue. L'apathie vous gagne. Le climat délétère ronge un moral déjà chancelant. Les interrogations constantes sur le devenir de vos activités du lendemain, l'incertitude qui domine tous vos trajets quasi-quotidiens, créent un stress insidieux qui achève toutes velléités de reprise en main.

Grève, Fac, Blocage, SNCF, Grève... Ritournelle incessante, obsédante, épuisante.

Je ne juge pas. Je ne juge plus. Je rêve juste de m'enfuir. Quelques jours loin de cette agitation éreintante, loin de ce conflit permanent.

Juste fermer les yeux. Quelques secondes...

15.11.2007

Il flotte comme un air connu...

Tandis que Shopgirl organise les recherches pour retrouver l'esprit de Noël, mon blog se couvre d'un blanc duvet glacé.

Ce matin, j'ai affronté ma première 'tempête' de neige de la saison. Provençale de caractère, me méfiant par instinct de toutes températures négatives considérées comme anormales, la magie des premières neiges m'échappe. Certes, derrière la vitre, au coin du feu, j'en viens aisément à admirer le paysage devenu si paisible. A mon sens, il n'y a rien de plus beau que la vue de mon studio lors des belles journées d'hiver : les sommets enneigés se découpent fièrement dans un ciel bleu intense, affichant un blanc qui éblouit presque sous les faibles rayons du soleil hivernal.

Charmée par ces paysages quasi féeriques, je ne suis cependant pas du tout une Lorelai Gilmore.

Ce matin, c'est manoeuvrant maladroitement prudemment, la valise à roulettes d'une main (instrument stratégique dans ces temps troublés), l'ordinateur portable de l'autre, que je tentais (difficilement) de gagner la gare (car décidément, il était dit que je devrais affronter les évènements sociaux cette semaine). Pris dans un tourbillon d'épais flocons virevoltant, le manteau noir blanchit instantanément dès les premiers mètres faits hors du tramways. Le vent glacé se glisse sous votre écharpe et le froid mordant brûle vos yeux, tandis que la neige se colle à vos mèches de cheveux, trempant instantanément ce qu'elle touche. Vos pas se font plus hésitants sur le trottoir, où une couche glacée met au défi les passants de s'essayer à la traversée. Du haut de vos talons, chics à défaut d'être pratiques, vous vous maudissez d'avoir cédé aux sirènes de l'esthétique, ayant la confuse impression de marcher sur des oeufs. L'équilibre est fragile, les quelques centaines de mètres pour atteindre la gare (routière -aucun TER en circulation ce matin-) s'étirent, semblables à des kilomètres.

Pourtant, une fois installée, derrière la vitre du car, mon regard se perd dans ce tourbillon joyeusement anarchique. La fraîcheur ne semble plus agressive. Devant ce spectacle de dégradés de blanc, l'air revigorant apporte soudain comme une reminiscence... Des souvenirs perdus, que la mémoire associe instinctivement à ces flocons soudain apaisants, me font oublier mon état d'hypothermie généralisée.

Ce sont comme des retrouvailles avec une étrange partition connue. J'observe, incapable de m'en détacher, le spectacle neigeux qui s'offre à moi.

Et si c'était ça, aussi, ce fameux "esprit" recherché par Shopgirl ?

Comme pour se rappeler à nous, incidemment, à la mi-novembre... Je l'ai peut-être croisé ce matin.